SDN
Circuit Sentier de l'étrange
Ellezelles

Circuit réalisé avec le concours de RandoFamili et la Maison du Pays des Collines Place d’Ellezelles
Emprunter le sentier de l’étrange, décoré des oeuvres de Watkyne, c’est accepter de rencontrer le diable au violon, le vert bouc et bien d’autres créatures qui hantent ces collines boisées. Après la balade, buvez une Quintine (pour les plus de 16 ans !) au café le Martyr, goûtez la tarte à maton de la boulangerie Wilquin et repartez avec des souvenirs du terroir de la Maison du Pays des Collines

Circuit Sentier de l'étrange

Profil et coordonnées du circuit:

Circuit Sentier de l'étarnge - Ellezelles
Le parcours du circuit = 6 km - 1h30 - Alt mini= 38 m - Alt maxi= 102 m - Dénivelé positive= 83 m - Dénivelé négative= -84 m

Départ Grand'Place - Ellezelles
Longitude = 3° 40' 49,46" E (3.680416°) - Latitude = 50° 44' 01,97" N (50.733860°) - Altitude = 54 métres - Extrait du circuit Sentier de l'étrange

circuitprofil

Départ : Au départ de l’accueil de la Maison du Pays des Collines, jetez un œil sur le mur à votre droite (Hercule Poirot). Longez la Maison du Pays des Collines par la ruelle piétonne et vous arrivez devant « El Pichoûre ». Au bout de cette ruelle, prenez à nouveau à gauche. Vous arrivez alors derrière l’église Saint Pierre-Aux-Liens. Avancez jusqu’à la route et prenez à droite. Empruntez le Rue d’Audenarde, passez devant la boulangerie Wilkin. Dans le virage, prenez la ruelle qui longe le parking presque’en face de vous. Au bout de cette ruelle, prenez à droite. Arrivé à la « Sorcière bleue », prenez le sentier à gauche. Continuez toujours tout droit jusqu’’au « Diable au violon ». Au «T», prenez à gauche. Continuez et tournez à droite lorsque vous atteignez le prochain carrefour.

1 Au «Y», prenez le sentier sur votre droite, vous passez devant une chapelle. Continuez votre chemin et prenez la deuxième à droite direction Bruyères. Un peu plus loin, vous empruntez un sentier de terre où vous rencontrerez successivement « la Cabane de Quintine », « L’Homme Loup », « le Panorama et les Statues Îles de Pâques », « l’Homme Forêt sur son trône », suivez-le jusqu’à ce que vous débouchiez sur une route. Prenez à droite, plus loin vous croiserez «Le Vert bouc » et « L’homme aux 7 têtes ». Au prochain «T», prenez à droite. Vous arrivez à la chaussée.

2 Traversez et prenez le chemin à gauche, juste après la chapelle N-D de la Paix. Quelques mètres plus loin, prenez à droite par le sentier de terre. Continuez jusqu’au macadam. Tournez à droite après plus d’un kilomètre vous verrez le restaurant « la Ferme de Fourquepire » sur votre gauche. Continuer tout droit jusqu’’au carrefour.

3 Prenez à droite. Arrivé à la chaussée, traversez, passez à droite de la cabine électrique et prenez directement à droite. Ensuite, prenez la prochaine rue à gauche, vous passez devant l’hôtel- restaurant «Au couvent des Collines». Prenez les escaliers situés sur votre gauche quelques mètres plus loin. Continuez tout droit, vous rejoignez l’église. Tournez à gauche et terminez la boucle de votre parcours en rejoignant la Maison du Pays des Collines.

Circuit de l'Helpe à Bois l'Abbé


Résumé de la balade: Circuit du Sentier de l'étrange - Ellezelles

22 Août 2013


Eglise St Pierre aux liens d'Ellezelles, un peu de son histoire...

Présentation de la ville d'Ellezelles

liessies Dès la préhistoire, le territoire d'Ellezelles a été choisi par nos lointains ancêtres car ses collines offraient un habitat accueillant et protecteur. En témoignent les nombreux silex taillés et autres instruments retrouvés dans nos labours. La période romaine a vu l'installation le long de la chaussée (dite Brunehaut depuis le 13ième siècle) de nombreux habitants, locaux aussi bien que militaires romains démobilisés. Vous pouvez retrouver le parcours de cette chaussée au départ du parc à containers du village, à Wodecq.

Des bijoux, enseignes, poteries, autres objets et fondations de bâtiments mis à jour par des archéologues amateurs sont là pour attester de cette présence.

A partir du 13ième siècle, Ellezelles est une terre de débats entre les comtes de Flandre et de Hainaut.
C’est au 16ième siècle (en 1522 pour être précis), dans son château de La Hamaide que naît le premier ellezellois célèbre : le comte d'Egmont. Il est célèbre pour s'être opposé à Philippe II et avoir fini décapité sur la grand place de Bruxelles en compagnie de comte de Hornes. Un tableau magistral de Louis Gallait représentant les deux comparses peut être admiré au Musée de Beaux Arts de la ville de Tournai

Au 17ième siècle, en 1610, 'intervient un des événements tragiques et fondateurs du folklore local : on brûle dans le village les cinq dernières femmes accusées de sorcellerie. C'est cet événement que commémore chaque année le célèbre sabbat de la fin juin. C'est aussi de cette époque que date la construction de la tour actuelle de l'église St Pierre-aux-Liens d'Ellezelles, sans doute le plus ancien édifice public du village.

Le 19ième siècle voit Ellezelles acquérir une notoriété mondiale, du moins dans les milieux scientifiques. C'est en effet le 14 décembre 1895 qu'un événement tragique survient à la suite d'un banquet d'après enterrement. Comme il était de tradition à l'époque, après avoir accompagné un des leurs à sa dernière demeure, les musiciens de la fanfare "Les Amis Réunis" étaient rassemblés pour partager un repas (que l'on suppose bien arrosé). Malheureusement, la viande servie était avariée et de nombreux musiciens rejoignirent plus tôt que prévu leur ami trépassé.

Un pharmacien gantois, en étudiant la viande consommée, isola la toxine botulique. C'est ainsi que désormais, dans tous les traités de toxicologie du monde, le nom d'Ellezelles est associé à celui de la fameuse toxine. C'est aussi le 1er avril 1850, d'après des archives assez controversées il faut le dire, que naquit d'une maman Van Prei et d'un papa Jules Poirot , le célèbre détective Hercule Poirot dont Agatha Christie vente les exploits dans de nombreux romans policiers. La statue de ce célèbre personnage orne la façade latérale de la Maison du Pays des Collines.

A cette époque se développe, grâce à l'apport du chemin de fer, l'industrie textile et briquetière. Cette industrie marquera profondément Ellezelles et ses habitants durant toute la première moitié du 20ième siècle et jusqu'aux années 1970. Dans le recensement de 1831, les trois villages de l'entité actuelle d'Ellezelles ( Ellezelles, Wodecq et La Hamaide) comptaient 9403 habitants.

Les guerres, 14-18 avec ses nombreuses victimes, et 40-45, avec ses deux événements tragiques que sont la rafle de 1944 et le combat de Wodecq en septembre de la même année ont durement affectés notre population. De cette époque date son aversion viscérale pour le fascisme et tous les totalitarismes.

Le déclin du textile provoqua un exode et une augmentation du nombre de navetteurs. A la fusion des communes, en 1976, lorsque Wodecq et Lahamaide se joignirent à Ellezelles pour former une entité, la population totale n'excédait par les 5200 habitants. Heureusement, dès le début des années 1970, les autorités communales choisirent de relancer l'attractivité du village au travers du tourisme, du folklore et de la valorisation de nos capacités d'accueil. Elles furent épaulées en cela par de nombreux bénévoles dont la figure emblématique est sans conteste Jacques Vandewattyne, peintre du Folk'Art. Sur le plan sportif, la commune se dota d'une infrastructure sportive (football, tennis). Une nouvelle école communale fut également construite. A partir du milieu des années 1980, cette politique commença à porter ses fruits et la population se mit à croître à nouveau pour arriver à 5823 habitants (31/12/2008).

Pour soutenir ce nouvel élan, les autorités communales lancèrent dans les années 1990 un vaste plan de rénovation rurale qui vit le réaménagement des places de village, la transformation de l'ancienne maison communale en une Maison du Pays des Collines, la création du Parc Naturel du Pays des Collines, la construction d'une nouvelle maison communale pouvant accueillir tous les services à la population (administration communale, CPAS, travaux, police), la création d'une zone d'activité artisanale,...

C'est à cette époque qu'Ellezelles enleva le titre envié de "Cœur des Collines". Le 21ième siècle à peine entamé voit la poursuite de ces efforts qui se traduisent dans la construction d'un Centre d'Accueil, de Colloques et de Séminaires (CACS), d'une salle de sports, d'une crèche et bientôt de logements adaptés pour personnes âgées.

Source http://www.ellezelles.be

Les sorcières d'Ellezelles - Christian PIEMAN - C.H.E.R

Entre 1560 et 1650 les "sorcières" ont été pourchassées et exécutées en masse dans toute l'Europe et en Russie.
Dans notre province du Hainaut qui était un ancien conté des Pays Bas Espagnol plus de 200 personnes ont été exécutées à cette époque. Outre les accusations de certaines qui prétendaient réellement jeter des sorts, beaucoup étaient innocentes et condamnées sans fondement.
L'historien Bechtel cite "Pour juger de la répression, n'est-il pas indispensable de savoir ce que faisaient vraiment les accusés, s'ils étaient coupables et de quoi ? Or au regard de l'histoire, ce n'est pas la même chose de mettre à mort des innocents, ou des coupables, ou des complices, toutefois tous subirent le même sort.

La guerre de Religion en France a fait émerger un pessimisme et une peur exacerbée dans le peuple. En réponse l'église et certains états fomentent et créent la démonologie avec ordonnances, placards, écrits… Un bouc émissaire est trouvé, le diable ! La population apeurée retrouve un certain apaisement pendant que la justice exécute par torture et bûcher des milliers d'innocents. La fameuse ordonnance de Philippe II est publiée en 1592 et constitue l'un des documents législatif consacré à la sorcellerie le plus probant. Le crime de sorcellerie est défini comme un crime de lèse-majesté divine et humaine et la croisade contre ces nouveaux hérétiques est lancée, l'idéologie et le cadre de la répression sont mis au point minutieusement.

Dans notre région des officiers de justice, prévôts, châtelains ou baillis, exercent les fonctions politiques, militaires, administratives, financières et judiciaires sous l'autorité du Grand Bailli du Hainaut. Ceux-ci se font aider par des sergents d'exécution "bras de justice" qui se rendent sur place pour appréhender les suspects, citent les parties à comparaître, veillent à l'application des jugements rendus, perçoivent des amendes… Le tribunal est saisi de faits de sorcellerie de cinq façons différentes; la dénonciation, l'accusation solennelle, l'enquête générale, la dénonciation arrachée sous la menace et le procès en diffamation ou mise à purge. Quand l'officier de justice prend connaissance d'une affaire de sorcellerie, il prend l'initiative de tenir une information préparatoire. Il recueille des témoignages pour vérifier le bien-fondé des bruits, des dénonciations, des accusations et, si besoin, il examine les poudres mystérieuses, les pommades, les livrets d'incantation. Sur la base de l'enquête, le tribunal subalterne décide d'appréhender l'inculpée ou pas.

Ainsi les comptes nous livrent quelques informations sur la prison de Flobecq et Lessines.
En 1599, Jeanne du transvoit est gardée dans une chambre fermée à Elleselles, pour les empeschements quil y avoit es prisons dudict flobecq et Lessines.
Les mêmes comptes nous décrivent aussi les tortures après l'interrogatoire et la déclaration de "preuve" de la ou le suspect.
Agnesse de la plache femme et espeuze a George de le Court natif d'Elleselles dage de IIIIxx ans et plus subit la paine de corps pour thirer d'elle lesdits crimes et ses complices (…) par deux jours routtiers.

Ainsi à Ellezelles on dénombre deux vagues d'exécutions, la première en 1599 dont,
Jeanne du Transvoit âgée de 70 ans, torturée deux fois;
Donasse le Latteur âgée de 56 ans, torturée une fois;
Catherine de le Vallee âgée de 60 ans, torturée 1 fois,
Toutes les trois ont été exécutées le 10 mars 1599.

La seconde vague plus connue avec
Agnesse de la Plache, âgée de 80 ans est torturée deux fois;
Martine de le Vigne, âgée de 50 ans est torturée deux fois;
Catherine de le Voye femme de Jean de Robert Masure, âgée de 60 ans est torturée deux fois;
Quintinne de le Glisserie dite Tremprenerte,, âgée de 38 ans, torturée une fois
Magdelaine Lestarquin âgée de 65 ans est torturée deux fois,
Ces cinq malheureuses femmes ont été exécutées le 26 octobre 1610.