SDN
Circuit Douceurs et Découvertes
Frasnes lez Buissenal

Circuit réalisé avec le concours du Parc naturel du Pays des Collines
Avec ses routes serpentines et ses immenses panoramas, Frasnes lez Buissenal entend garder son statut de territoire protégé, rendez vous de tous les randonneurs. En période de pluie, porter des chaussures étanches

Circuit douceur et decouverte Frasnes

Présentation de la ville de Frasnes lez Buissenal

Le territoire de l’ancienne commune de Frasnes-lez-Buissenal a la forme d’un vaste cirque, aux gradins particulièrement abrupts vers le nord, nord-ouest et le nord-est. Ces gradins encerclent une plaine limoneuse ondulée dans laquelle serpente la Rhosnes et ses affluents. L’altitude qui atteint plus de 135 mètres en certains points de la ligne des Collines, chute à moins de 37 mètres au niveau de l’église Saint-Martin de Frasnes-lez-Buissenal (Grand Place). On écrivait déjà en 1905 dans la revue du Touring Club de Belgique que : " Frasnes a le don de plaire aux étrangers et, si ses habitants sont un peu primitifs, ils le doivent en grande partie au caractère même du sol qui les a vus naître. Entouré de montagnes bordées de tous côtés par des bois, parmi lesquels se silhouettent des moulins à vent, le bourg de Frasnes quoique peu connu est digne d’attirer l’attention des touristes ". Ceci prouve que Frasnes-lez-Buissenal dispose sans aucun doute d’une solide base pour organiser avec succès le Championnat de Belgique Elite sans contrat et Espoirs pour l’année 1999. C’est dès lors en parfaite concertation avec le Club " La Petite Reine Frasnoise " qu’un parcours varié vous est proposé en plein cœur du pays des Collines.

Frasnes, en 1017 « Fraxinetum ad Buxeriam » et en 1122 « Fraine », est un des multiples noms de lieu formés d'un nom de plante : il dérive du latin « fraxinus » qui veut dire « frêne » .
Cette commune de l'arrondissement de Ath dépendait, dès le Xlle siècle, de l'abbaye de Saint-Amand. Son importance était grande à cette époque; une corporation de drapiers y avait son siège qui subsista jusqu'à la fin du XVIlle siècle. La seigneurie principale de Frasnes relevait de la baronnie d'Antoing et elle appartenait, au XII' siècle, à une famille qui en portait le nom et dont les armes parlantes - d'or à un frêne de sinople - justifiaient, s'il en était besoin, l'étymologie de ce nom. La seigneurie principale de Frasnes fut divisée en deux parties à une époque indéterminée.

La première partie était la propriété des seigneurs de Leuze. En 1439, elle appartenait à Jacques de La Hamaide, membre d'un lignage de très ancienne noblesse qui possédait, dès le XIIIe siècle, de nombreux domaines dont, notamment, la pairie de Ressaix. Selon Gelré, le sire de La Hamaide, homme du « duc » de Hainaut, portait un écu d'or à trois hamaides de gueules. On ne sait trop si les seigneurs de La Hamaide ont donné leur nom à leur armes ou si ce sont celles-ci qui leur ont donné le leur : il est, en effet, possible d'imaginer que le guerrier qui ornait son bouclier des trois fasces alésées que l'on appelle « hamaide » était désigné sous le vocable descriptif de chevalier à la hamaide pour devenir ensuite le sire de La Hamaide.
Cette hypothèse n'est en tous cas pas controuvée par l'étymologie de « hamaide » qui désigne une barrière et qui convient aussi bien à l'emblème héraldique qu'à la terre de Lahamaide.
La deuxième fraction de Frasnes, appelée « du Chasteler » était tenue en 1410 par la famille de Cuinghien qui possédait aussi la seigneurie des Mottes, sise dans la même localité, ainsi d'ailleurs que plusieurs autres seigneuries particulières, telles que les terres de Le Val, d'Hergies, d'Ogimont et du Soulchoit. Ces différents fiefs avaient tous leur mayeur et empruntaient, généralement, les échevins de l'un ou l'autre des seigneurs principaux.

L'emblème des Cuinghien était un écu d'argent à quatre chevrons de gueules. A partir de 1505, on trouve Jehan de Marchenelles qui devint seigneur de Frasnes et des Mottes par son mariage avec Agnès de Cuinghien. Dans un acte de 1559, noble homme Jacques de Marchenelles est cité comme seigneur de Frasnes-lez-Buissenal. Ses armoiries étaient d'argent au sautoir de gueules. Agnès, fille d'Antoine de Marchenelles et de Françoise de Loyaucourt, dame de Buissenal, apporta en dot la terre de Frasnes à Arnould Il de Saint-Genois qu'elle épousa en 1572.

La maison de Saint-Genois faisait partie de la noblesse ancienne du Hainaut. Il semble qu'elle ait adopté le nom d'une terre, sise dans le Courtraisis, qu'elle possédait depuis le XIlle siècle et dont l'église avait deux patrons : saint Genois (ou Genesius) et saint Denis (Dionysius). L'actuelle commune de Saint-Genois s'appelle Sint-Deniis en flamand. « Monseigneur Jehan de Saint-Genois, ridder », époux de Maigne de Thiebegot, vivait en 1280. Son fils Jean II, qui épousa Colombe du Maretz, veuve de Jean d'Avesnes, mourut en 1363.

Puis vinrent Jean III, Jean IV et Simon qui, en 1464, fut élevé par l'empereur Frédéric IV à la dignité de baron du Saint-Empire. Arnould de Saint-Genois, seigneur de Frasnes, Buissenal, des Mottes et autres lieux, eut pour héritier, en 1572, son fils Nicolas qui fut grand prévôt de Valenciennes et épousa Marie, marquise de Saluce-Bernemicourt. François, fils de Nicolas et mari de Catherinet Kint de Roodenbeke, mourut en 1648 laissant plusieurs fils dont l'aîné Nicolas-François hérita de ses terres et du titre de comte de Saint-Genois, Grand-Breucq et Escanaffles qui avait été concédé, en 1655, à son oncle Charles-François, mort sans hoirs.

Les Saint-Genois conservèrent la terre de Frasnes jusqu'à la fin de l'ancien régime Citons-les, par ordre chronologique - le comte Nicolas-François, son demi-frère, Claude Nicolas qui fut la souche de la branche des seigneurs des Mottes, Charles-Thomas, fils du précédent, et son fils Bernard-Joseph, qui naquit en 1749 et fut le dernier seigneur féodal de Frasnes (*) Le 1er janvier 1977, Frasnes-lez-Buissenal est devenu le centre d'une entité, la Commune de Frasnes-lez-Anvaing, constituée de 13 villages (Anvaing, Arc-Wattripont, Buissenal, Cordes, Dergneau, Forest, Frasnes-lez-Buissenal, Hacquegnies, Herquegies, Montroeul-au-Bois, Moustier, Oeudeghien et Saint-Sauveur).

Histoire d'un bourg rural : Frasnes-lez-Buissenal - Willy DELHAYE


Profil et coordonnées du circuit:

Circuit Douceur et Découverte au Pays des Collines
Le parcours du circuit = 10,5 km - 3h - Alt mini= 30 m - Alt maxi= 110 m - Dénivelé positive= 102 m - Dénivelé négative= 103 m

Départ Maison du sucre à Frasnes lez Buissenal
Longitude = 3° 36' 51,42" E - Latitude = 50° 39' 48,13" N - Altitude = 45 métres - Extrait du circuit Douceur et Découverte au Pays des Collines

circuitprofil

Départ : Maison du sucre à Frasnes lez Buissenal

1 Débutez votre promenade en tournant à gauche (dos à la Maison du Sucre), prenez ensuite à droite (vers le centre de Frasnes).

2 Vous êtes rue Léon Desmottes, prenez la première rue à gauche (rue Oscar Soudant). Continuez toujours tout droit. Aux abords des anciens bassins de la sucrerie, sur votre droite, vous pouvez observer les oiseaux rares qui vivent aux abords du point d’eau.

3 Prenez à gauche. Vous êtes au Chemin d’Ellignies (faites attention aux voitures sur cette route). Continuez sur 350 m et tournez ensuite à droite vers le Hameau des Carmes.

4 Dans le premier virage à gauche, ne suivez pas la route mais engagez-vous dans le sentier qui remonte le bois. Suivez toujours ce sentier sur votre droite. Au sortir du bois, vous arrivez à un petit chemin cabossé, prenez à droite, vous êtes au Bois de Martimont. Au «T», prenez à droite, vous descendez le Bourliquet.

5 Au premier chemin sur votre gauche, deux possibilités s’offrent à vous: - Pendant l’été, faites un détour par les jardins du Camaïeu: continuez à descendre le Bourliquet, ce très beau jardin de plantes rares se situe sur votre droite (n° 7) une cinquantaine de mètres plus bas - Continuez votre balade en prenant le petit chemin à gauche. Il se transforme en sentier (attention descente diffi cile et glissante) et ensuite en chemin sinueux. Une fois arrivé à la route, prenez à droite.

6 Après les deux virages, engagez-vous à gauche dans le petit chemin du Corbeau. Au bout de la rue, traversez et continuez tout droit (méfi ez-vous, les voitures roulent vite à cet endroit). Vous passez à côté du Calvaire de Lusseignies.

7 Prenez ensuite le chemin de terre devant vous. Continuez à travers champs jusqu’au château des Mottes. Arrêtez-vous un instant pour caresser le bout du nez des ânes de Marie Tack, mais ne leur donnez rien à manger, car ces grands gourmands deviendraient vite mendiants!

8 Prenez à droite pour rejoindre la route de Lessines. A la route, tournez à gauche et une dizaine de mètres plus loin, prenez à droite vers la rue Contrepré. Attention, ce passage est dangereux.

9 Vous arrivez à un croisement. Prenez le chemin de gauche. Au bout du chemin, tournez à droite à la rue Boctiaumutte. Dans le premier virage, ne suivez pas la route mais continuez tout droit par le petit chemin de terre. Vous traversez un petit pont qui passe au-dessus de rieu de Pironche. Continuez à travers champs, vous arrivez à la très belle ferme du Sauchoi. Reprenez le chemin sur votre droite.

10 Au croisement, prenez à droite et une dizaine de mètres plus loin, tout de suite à gauche. Vous êtes dans la rue du Marais d’Ergies. Au premier croisement, poursuivez sur votre gauche. Au virage, continuez le chemin sur votre droite, jusqu’à une route plus importante. Remontez à gauche vers le centre de Frasnes. Vous rejoignez la place de l’église.

11 Ne continuez pas la rue principale mais empruntez les petites venelles sur votre gauche (juste avant la bijouterie). Poursuivez par la première ruelle sur votre droite. Vous arrivez à une route plus importante. Traversez et continuez par les venelles (devant vous). Vous débouchez rue du Vicinal, remontez cette rue et au bout tournez à droite. Vous êtes de retour à votre point de départ, la Maison du Sucre


Résumé de la balade: Circuit Douceur et Découverte au Pays des Collines à Frasnes lez Buissenal

Jeudi 24 mars 2011


Eglise St Martin de Frasnes lez Buissenal, un peu de son histoire...